Ce traitement par voie orale permet de dilater les vaisseaux sanguins du pénis pour y laisser entrer plus de sang et ainsi entraîner une érection. Le médicament ne provoque pas une érection automatique et il n'augmente pas le désir sexuel. Il aide tout simplement l'homme à obtenir ou à maintenir son érection. Il agit donc seulement si l'homme est soumis à une stimulation sexuelle. Près de 80 % des utilisateurs obtiennent des résultats satisfaisants avec ce médicament.
Il est gênant d’inscrire les développements récents autour de l’impuissance dans le cadre d’un processus continu qui prend sa source au XIXe siècle. De manière générale, on n’observe pas une continuité du processus puisque des domaines de la sexualité autrefois médicalisés ne le sont plus. L’exemple le plus frappant est celui de l’onanisme qui, à la fin du XIXe siècle, était considéré comme une maladie très sérieuse, soignée par des médecins qui mobilisaient des théories médicales très étayées [75][75] THOMAS LAQUEUR, Le sexe en solitaire. Contribution.... Surtout, le cas de l’impuissance permet d’apprécier les ruptures qui se sont opérées dans la constitution du savoir sur le sexe entre le XIXe siècle et la période contemporaine. L’histoire de la connaissance et de la prise en charge de l’impuissance que nous avons décrite marque trois ruptures fondamentales : la médecine du sexe n’est plus détachée de la médecine générale du corps; le sexe de l’homme devient sujet de connaissance; les troubles sexuels ne sont plus associés à l’ensemble des troubles organiques. Au XIXe siècle, la médecine du sexe est en décalage par rapport à la médecine de la reproduction, ce qui ne laisse pas d’étonner M. Foucault, qui évoque sa « faible teneur en rationalité élémentaire » car « le discours savant qui fut tenu sur le sexe au XIXe siècle a été traversé de crédulités sans âge mais aussi d’aveuglements systématiques », qui aboutissent à des « discours aberrants » [76][76] M. FOUCAULT, Histoire de la sexualité..., op. cit.,.... Le savoir de la médecine sur le sexe occupe alors une place à part dans l’ordre de la connaissance, ce qui n’est plus le cas aujourd’hui. Par ailleurs, ce qui intéresse cette médecine du XIXe siècle, c’est la physiologie sexuelle propre aux femmes. C’est le corps de la femme qui « a été analysé – qualifié et disqualifié – comme corps intégralement saturé de sexualité » [77][77] Ibid., pp. 154 et 137.. La prise en compte de l’impuissance par la médecine fait revenir le corps de l’homme comme objet de recherche [78][78] Ce point est noté par N. BAJOS et M. BOZON, La sexualité...,.... Les andrologues ont d’ailleurs un temps cru qu’ils auraient par là l’occasion de se développer comme spécialité médicale à l’égal de la gynécologie, ce qui ne s’est cependant pas réalisé. Enfin, ce qui caractérise cette médecine du sexe, c’est qu’il « n’est guère de maladie ou de trouble physique auquel le XIXe siècle n’ait imaginé une part au moins d’étiologie sexuelle » (p. 88). La médecine du sexe tendait à lier une cause sexuelle à n’importe quel trouble; la médecine du XXIe siècle semble évacuer la sexualité pour la prise en charge des troubles sexuels, avec le concept de dysfonction érectile.
El hecho es muy simple y es esto, lograr una erección sexual por lo general implica el cerebro, ciertas hormona del cuerpo como la testosterona en los hombres y el estrógeno en las mujeres, ciertos nervios de los músculos y otros componentes del cuerpo desean espacio y tiempo me limitará a mencionar . Cualquier cosa que afecte negativamente a estos órganos vitales de alguna manera puede bloquear el funcionamiento normal del pene. Voy a mencionar pocos: la fatiga y el estrés y las cuestiones de relaciones, la ansiedad de rendimiento puede causar disfunción eréctil o impotencia sexual, hay que señalar que todos estos son tema psicológico y debe resovle psicológicamente. También el consumo inmoderado de alcohol puede causar disfunción eréctil o impotencia sexual en los hombres. Algunas otras causas se pueden rastrear a uno o más de los siguientes: obesidad, consumo de tabaco, consumo de alcohol, enfermedades del corazón, agrandamiento de la glándula prostática, diabetes, etc.
"L'accroissement de la fonction érectile avec des statines était d'environ un tiers à la moitié de ce qui est obtenu avec le Viagra, le Cialis ou le Levitra", les traitements de choix contre les problèmes d'érection, précise le Dr John Kostis, directeur de l'Institut cardiovasculaire à l'université Rutgers dans le New Jersey, principal auteur de cette recherche. "Pour les hommes souffrant d'impuissance et qui ont besoin de statines pour contrôler leur cholestérol, cela pourrait leur apporter un plus", dit-il.
Hygiène de vie : Des facteurs psychologiques peuvent aussi entraver le mécanisme de l’érection. L’homme moderne est confronté à nombre d’éléments qui se conjuguent et mettent à mal sa libido et sa capacité à avoir et maintenir une érection satisfaisante pour envisager des activités sexuelles avec confiance. Stress, sédentarisme, tabagisme, alcool, fatigue font mauvais ménage avec une vie sexuelle épanouie.
• Dans 1900, de Bernardo Bertolucci (1976), dont la crudité a choqué l'Italie, le vieux propriétaire terrien joué par Burt Lancaster entraîne une paysanne dans une étable. Il lui demande de le toucher, comme elle fait avec les brebis. La fille obtempère, riant, "Mais on ne trait pas les boucs !". Il la repousse, les doigts de la jeune femme n'agissent pas. Il est devenu impuissant. Il lui dit : "Va dire que le maître est mort", et se pend à une poutre.

TOM F. LUE, « Anatomy and physiology of the penis », Contemporary diagnosis and management of male erectile dysfunction, Newtown, Pennsylvania, Handbooks in Health Care Co., 1999. Voir aussi ALAIN GIAMI, « Socio-épidémiologie de l’impuissance masculine : évolution des conceptions nosographiques et des données épidémiologiques », Andrologie, 9,2,1999, pp. 177-190; D. SCHULTHEISS, « History of erection and impotence », et F. HODGES, « History of erectile dysfunction », Montréal, communications à la conférence de l’ISSIR, Montréal, 2002.
Le choix de la prothèse est effectué en fonction des antécédents médicaux, de la demande du patient (esthétique, fréquence d’utilisation) et de sa dextérité. Pour des personnes souffrant d’arthrose sévère ou d’obésité un  implant semi-rigide pourra être conseillé. Il est particulièrement important que le patient et son/sa partenaire soient bien informés de l’opération et des risques de l’opération. L’opération de pose dure environ une heure et les complications sont celles inhérentes à toutes opérations chirurgicales mais le taux de satisfaction des patients en ayant bénéficié est très élevé, de l’ordre de 90 à 98%.
Une déficience peut être mesurée par prise de sang. Mais il y a aussi des signes physiques et psychologiques chez l’homme. La personne est souvent fatiguée, déprimée, de mauvaise humeur. Un taux trop bas se traduit en général par une perte de muscle. Chez l’homme, la masse musculaire la plus dense se trouve au niveau des fesses. On remarque donc souvent le profil caractéristique suivant :
L’hypercontractilité musculaire lisse est un mécanisme physiopathologique de description plus récente que les précédents. Cette contraction exagérée des cellules musculaires lisses caverneuses est due à une dysrégulation des voies de signalisation contrôlant le tonus musculaire lisse. L’hyperactivité des kinases C et de la Rho-kinase serait à l’origine de cette augmentation du tonus contractile. Une telle augmentation a été retrouvée dans des modèles expérimentaux de diabète et d’hypertension.
La dysfonction érectile n’est pas classée comme une maladie, rassurez-vous elle est parfois la répercussion de problèmes de santé variés comme le diabète ou les maladies cardiovasculaires, une sorte d’effet secondaire facilement stoppé une fois détecté. Comme elle pourrait également être d’aspect psychologique, un cumul de stress ou une dépression seraient souvent la cause.
Bonjour et merci Sabine ,en fait c’est pour la prostate ,le confort urinaire …J’ai acheté en pharmacie cette racine d’ortie séche et en miettes .Et je vous pose cette question car a la pharmacie comme sur d’autres sites ,ils me conseillent de faire bouillir cette racine dans de l’eau froide 3 minutes et de laisser infuser 10 minutes ,d’autre disent de faire bouillir ,1 minute ,5 minutes ou 10 minutes et de laisser infuser 10 minutes hors du gaz … Bref a ne pas s’y retrouver .
Les dysfonctionnements érectiles sont fréquents chez les hommes plus âgés, en particulier pour ceux présentant des risques cardiovasculaires. Des statines leur sont justement fréquemment prescrites pour réduire leur taux de cholestérol. Les chercheurs pensent que les statines pourraient agir sur l'érection en contribuant à dilater les vaisseaux sanguins, améliorant ainsi le flot sanguin dans le pénis (un flot est souvent réduit chez les hommes sexuellement impotents).
Votre médecin peut également vous prescrire un traitement hormonal à base de testostérone (si votre problème d’impuissance vient d’une défaillance de votre organisme). Ce dernier vous permettra de retrouver une libido plus saine mais aussi une érection plus vigoureuse. Encore une fois, il ne s’agit que d’une solution temporaire, qui peut se révéler toxique si vous la prenez trop longtemps.
Le choix de la prothèse est effectué en fonction des antécédents médicaux, de la demande du patient (esthétique, fréquence d’utilisation) et de sa dextérité. Pour des personnes souffrant d’arthrose sévère ou d’obésité un  implant semi-rigide pourra être conseillé. Il est particulièrement important que le patient et son/sa partenaire soient bien informés de l’opération et des risques de l’opération. L’opération de pose dure environ une heure et les complications sont celles inhérentes à toutes opérations chirurgicales mais le taux de satisfaction des patients en ayant bénéficié est très élevé, de l’ordre de 90 à 98%.
L’industrie pharmaceutique a pendant de nombreuses années manifesté de fortes réticences à commercialiser des médicaments contre l’impuissance. Les nouvelles substances pharmacologiques de la famille des injections, les prostaglandines, sont mises sur le marché très longtemps après leur découverte [35][35] La prostaglandine injectée n’a été commercialisée que.... Les stratégies de mise sur le marché des firmes sont dépendantes de la taille du marché et de l’indication sur laquelle la substance agit. Mais il faut également prendre en compte les considérations normatives qui s’attachent à la pathologie. Ces facteurs ont joué de telle façon que l’impuissance n’était pas une pathologie intéressante pour l’industrie.

M. BOOLELL, « Sildenafil : An orally active type 5 cyclic GMP-specific phosphodiesterase inhibitor for the treatment of penile erectile dysfunction », International Journal of impotence research, 8,1996, pp. 47-52. La revue a été créée en 1989 par l’International Society for Impotence Research, société dont nous évoquerons la création dans la suite du texte.
Fullmobs.org n’offre pas d’aide médicale/sexuologique. Votre médecin généraliste peut vous référer à un sexologue ou à un établissement spécialisé. Via le site Ameli.fr => https://www.ameli.fr/assure/sante/themes/troubles-erectiles-erection/bons-reflexes-cas-faut-consulter , vous obtiendrez de l’aide et des informations officielles sur votre pathologie.

Il est fréquent qu'un homme vieillissant doive, pour une raison ou une autre, s'abstenir de relations sexuelles pendant une période assez longue. Cela peut être dû à l'hospitalisation ou encore à la mort de sa conjointe. Il arrive qu'à la suite de cette période d'abstinence, cet homme s'aperçoive qu'il est incapable de recouvrer l'érection. Il peut récupérer sa capacité érectile s'il s'accorde du temps, soit quelques semaines d'interactions sexuelles, et si les rapports sexuels sont exempts de pressions.

Le constat formulé par Charles Rosenberg est sans appel concernant l’intérêt pour le médicament : « Les historiens ont toujours considéré les médicaments comme un objet étrange. Dans l’ensemble, ils ont réagi en les ignorant » (CHARLES ROSENBERG, Explaining epidemics and other studies in the history of medicine, Cambridge, Cambridge University Press, 1992, p. 10).
La dysfonction érectile est associée à une haute prévalence de maladies cardio-vasculaires occultes. De nombreux patients peuvent présenter une DE comme premier symptôme d'une maladie cardiovasculaire sous-jacente et cette DE doit être considérée comme le signal d'alarme de l'existence potentielle d'une cardiopathie ischémique, non encore diagnostiquée. La prévalence de la dysfonction érectile est plus élevée lors de cardiopathie notamment ischémique et de pathologie vasculaire périphérique. Dans l'enquête de Chew, la prévalence de la dysfonction érectile est de 38,1% lors de cardiopathie ischémique et de 56,8% lors de pathologie vasculaire périphérique contre 18,6% dans la population générale [6]. Dans l'enquête de Parazzini, la prévalence de la DE est de 33,7% lors de pathologie cardiovasculaire contre 12,8% dans la population générale [20]. La dysfonction érectile est donc un marqueur cardio-vasculaire et un signal d'alerte. L'étude de Montorsi montre que 49 % des patients ayant une atteinte des artères coronaires documentée par angiographie présentent une dysfonction érectile de manière concomitante et que cette condition conduit par la suite à l'apparition de symptômes angineux dans plus de 70% des cas [17]. Dans une population de patients suivis en cardiologie et présentant une dysérection, 40% d'entre eux ont une coronaropathie. Une autre population de 174 patients avec DE a été suivie à la fois par des urologues et des cardiologues. Parmi ces patients, 30% d'entre eux ont été identifiés comme étant à risque cardiovasculaire intermédiaire ou élevé et le traitement pour leur DE à été reporté en attente d'une évaluation cardiologique ultérieure. De plus ces patients présentaient dans 37% des cas un profil lipidique anormal, dans 24% des cas un niveau d'hémoglobine glycosilée élevée, dans 17% des cas une hypertension artérielle (HTA) non contrôlée et dans 6% des cas une angine de poitrine [26].
La cure n’est cependant pas le seul traitement disponible. En l’absence de compréhension de l’origine de l’impuissance, des moyens mécaniques vont être élaborés, les prothèses péniennes et le vacuum. Les premières constituent une véritable solution, efficace pour tout type de patient souffrant d’impuissance. L’utilisation des prothèses péniennes émerge dans les années 1930 et elle est mise en œuvre (à petite échelle) dès le début des années 1950 [22][22] RAYMOND ROSEN, « Treatment of sexual disorders in the.... Des progrès importants accompagnent son développement, mais elles auront toujours pour inconvénient majeur d’être particulièrement invasives. Historiquement, la prothèse a toujours été réservée aux hommes ayant un problème organique identifié et souffrant d’une forme sévère d’impuissance. Le vacuum est un petit appareil qui permet d’obtenir une érection mécanique dans de nombreux cas (on obtient jusqu’à 90 % d’érection grâce à ce traitement). Dès 1874, on trouve trace de cet appareil, mais il n’a été commercialisé pour la première fois qu’en 1975 et mis sur le marché seulement en 1982, en raison de préoccupations sur son efficacité et sa sécurité. Cette technique demande une certaine pratique, l’utilisation n’étant pas aisée, enfin elle est peu agréable pour le couple. Chronologiquement, on voit donc des traitements apparaître de manière erratique, les intuitions ou signes encourageants ne se confirmant pas toujours (comme en témoigne l’ensemble des produits qui ont été considérés comme des aphrodisiaques tout au long des siècles) ou mettant un certain temps à se concrétiser, ainsi dans le cas du vacuum. Ne sont donc disponibles vers 1960 que des traitements assez peu efficaces (aphrodisiaques) ou très contraignants (prothèses et vacuum).

Des médicaments existent pour résoudre les problèmes d’impuissance. Attention, comme pour tous les médicaments ils existent des contre-indications et d’éventuels effets secondaires. Alors si vous choisissez cette solution, nous vous conseillons de passer par notre partenaire, Vitaemed, qui propose des consultations en ligne et vous permet de rapidement recevoir votre ordonnance :


Peu de patients consultent leur médecin et seulement une faible partie d'entre eux bénéficie d'une prise en charge thérapeutique. Une enquête menée en Italie [13], auprès de 12.671 hommes ayant appelé un numéro vert d'informations consacrées à la DE, a montré que près de 57% des sujets avaient parlé de leurs troubles à leur partenaire mais qu'ils n'étaient plus que 50,3% à en avoir parlé à leur médecin (médecin généraliste et urologue) et cela après au moins 3 ans d'évolution de leurs troubles érectiles.
Les IPDE5 sont des facilitateurs de l’érection. Leur effet ne s’exerce donc que s’il y a stimulation sexuelle. Le patient doit en être informé lors de la première prescription. L’absence de stimulation sexuelle est une cause fréquente d’inefficacité. L’effet facilitateur apparaît dans l’heure suivant la prise pour le vardénafil et le sildénafil, dans les deuxheures suivant la prise pour le tadalafil. La durée de cet effet est variable : de quelques heures pour le sildénafil et le vardénafil à 36heures pour le tadalafil.
L’analyse a porté sur 228 patients consultant en urologie au CHU de Marrakech (Maroc) pour des motifs divers. L’âge moyen des patients était de 45 ± 15 ans. Le principal motif de consultation en général indiqué par 34,4% des patients était des troubles urinaires du bas appareil (TUBA). La prévalence des troubles de sexualité était globalement estimée à 32,9%(IC95% = [29,8%; 40,5%]) et la DE en particulier à 31,5% (IC95% = [27%; 39,9%]). La prévalence augmentait significativement (p<0,05) avec l’âge (37,1% pour la tranche d’âge [50–59] et 40,3% pour celle [60–70]) passée la quarantaine. La forme d’intensité modérée était plus fréquente (41,7%). Parmi les patients souffrant de dysfonction érectile, 31, 5% la trouvaient « tout à fait insupportable ». Par contre, seuls 11,8% avaient consulté pour le motif « trouble de sexualité ».
L’alcool affecte votre système nerveux et vous savez bien que les érections sont déclenchées suite à des signaux lancés par votre cerveau pour donner l’ordre au pénis d’entamer un processus érectile suite à une stimulation sexuelle. Si ces signaux sont interrompus, vous auriez des difficultés à avoir une érection ou vous risquez même de ne jamais en avoir.

Le cancer de la prostate est le cancer le plus diagnostiqué chez l’homme et l’intervention la plus pratiquée. La prostatectomie totale a en général pour conséquence une disparition (temporaire) des érections. Les chirurgiens pratiquent très souvent une ablation large pour ne pas risquer de laisser des tissus cancéreux et comme les nerfs érecteurs sont très proches de la prostate, ils sont souvent abimés. Quand cela est possible, ces nerfs sont laissés en place, ce qui permet de retrouver des érections dans un délai inférieur à 1 an mais en général, il n’est pas rare qu’il faille attendre deux ans pour retrouver une qualité d’érection satisfaisante.
Le défaut de perfusion artérielle du tissu érectile, via l’hypoxie qu’il entraîne, est responsable d’anomalies biochimiques qui touchent en particulier les enzymes de synthèse du monoxyde d’azote (NO synthases) aboutissant à une moindre capacité du tissu érectile à se relâcher précipitant donc la survenue de la DE. L’acteur cellulaire principal de ces anomalies est la cellule endothéliale. La dysfonction endothéliale est reconnue aujourd’hui comme le principal mécanisme physiopathologique cellulaire responsable du lien entre DE et maladies cardiovasculaires en général. La dysfonction endothéliale est une conséquence des pathologies et des facteurs de risque déjà évoqués : l’hypertension artérielle, l’hypercholestérolémie, le diabète et le tabagisme. On peut sans doute y ajouter le syndrome métabolique et la sédentarité. La cellule endothéliale synthétise et libère le NO en réponse à une stimulation mécanique, force de cisaillement shear stress, opérée par le flux sanguin. Lorsque ces mécanismes intracellulaires sont défaillants, le déficit de NO a pour conséquence une moindre relaxation du tissu érectile. Chez les patients diabétiques, la production de NO d’origine nerveuse et endothéliale est altérée, ce qui explique la difficulté à traiter la DE de ces patients avec les IPDE5.
Les sentiments de l’échec, la crainte ou la tristesse entrainent des pannes sexuelles au lit, entres autres la dysfonction érectile. D’après des études récentes, les troubles d’impuissance érectile impliquent des facteurs d’origine psychologique, d’où l’homme doit en parler avec la partenaire afin de réduire les tensions et le stress pendant la performance.

Les femmes jouent un rôle décisif, pour la plupart des hommes, dans ces histoires d'impuissance. Sous Viagra, sans désir, un homme ne bande pas. Les femmes restent le grand aphrodisiaque, comme la source d'angoisse majeure. Nombre des réactions masculines dépendent de la manière dont elles jugent "l'oreille basse". Si beaucoup réagissent avec compréhension, d'autres peuvent la regretter, ou se plaindre. Alors l'homme se sent mal. Aujourd'hui, de nombreuses femmes sont indépendantes financièrement, gagnent parfois plus que les hommes, les concurrencent au travail, imposent de partager les tâches domestiques. Au lit, elles entendent prendre du plaisir, épanouir leur sexualité et parfois, constatent les médecins, développent elles aussi une forme de culte de la performance. Elles veulent que leur vie sexuelle soit réussie, parfaite. Ou encore, désormais libres, elles disent : "J'attends d'avoir envie", ou "Je n'ai pas à me forcer". L'homme doit s'y plier. Or un homme n'est pas toujours prêt, inspiré, au moment désiré. Face à ces fortes femmes, beaucoup d'hommes sont déstabilisés – c'est devenu un cliché d'époque, bien analysé par le sociologue Daniel Welzer-Lang (Nous, les mecs. Essai sur le trouble actuel des hommes, Payot, 2009). Cela se répercute jusque dans les figures de l'érotisme masculin, ses "cartes affectives" comme les appelle le psychologue américain John Money (Lovemaps. Fantasmes sexuels, "cartes" affectives et perversions, Petite bibliothèque Payot, 2009).
Pour un trouble érectile d'origine psychologique, vous pouvez mettre en application quelques suggestions concrètes: améliorer la communication avec le ou la partenaire; utiliser des fantasmes sexuels; augmenter la durée et l'intensité de la stimulation du pénis par le ou la partenaire; apprendre de nouvelles techniques de stimulation (comme la stimulation orale) et visionner, seul ou en couple, des films érotiques.
MADELEINE AKRICH et CÉCILE MÉADEL, « Prendre ses médicaments/prendre la parole : les usages des médicaments par les patients dans les listes de discussion électroniques », Sciences sociales et santé, 20,1,2002, pp. 89-114; SYLVIE FAINZANG, Médicaments et société. Le patient, le médecin et l’ordonnance, Paris, PUF, 2001; GREGORY MAKOUL, PAUL ARNTSON et THEO SCHOFIELD, « Health promotion in primary-care : Physician-patient communication and decision-making about prescription medications », Social science and medicine, 41,9,1995, pp. 1241-1254.
MADELEINE AKRICH et CÉCILE MÉADEL, « Prendre ses médicaments/prendre la parole : les usages des médicaments par les patients dans les listes de discussion électroniques », Sciences sociales et santé, 20,1,2002, pp. 89-114; SYLVIE FAINZANG, Médicaments et société. Le patient, le médecin et l’ordonnance, Paris, PUF, 2001; GREGORY MAKOUL, PAUL ARNTSON et THEO SCHOFIELD, « Health promotion in primary-care : Physician-patient communication and decision-making about prescription medications », Social science and medicine, 41,9,1995, pp. 1241-1254.
 Ce mode d'administration sublingual permet d'obtenir une érection en moins de 20 minutes, d'où des rapports sexuels plus naturels car non programmés à l'avance comme avec le Viagra (délai d'action d'une heure). Son élimination rapide permet une deuxième prise éventuelle 8 heures après la première. Comme le Viagra, son efficacité nécessite une stimulation sexuelle. Bien toléré, en particulier sur le plan cardio-vasculaire, il est néanmoins contre-indiqué chez les patients ayant une angine de poitrine instable, un infarctus, une insuffisance cardiaque sévère, une hypotension et dans toutes les pathologies pour lesquelles une activité physique est à risque... Ses effets secondaires sont peu fréquents (2 à 7 %) et bénins (nausées, maux de tête, vertiges, rhinites ou pharyngites, etc.).
Au total, la stratégie thérapeutique dans la DE est très pragmatique. L’affirmation du diagnostic et l’absence de contre indications font prescrire dans un premier temps un IPDE5. Cette prescription doit impérativement être accompagnée d’instructions précises quant à l’utilisation du traitement. Il est également fondamental de revoir rapidement le patient après quelques essais. Le soutien psychologique, les encouragements ainsi que l’écoute sont autant d’éléments qui, associés à l’aide pharmacologique, aideront le patient dans sa récupération d’une sexualité plus satisfaisante. Ce suivi et ce soutien sont des facteurs clef de succès d’un traitement pharmacologique bien conduit. En cas d’échecs ou de rares contre-indications, les traitements locaux pharmacologiques ou non permettent de traiter la grande majorité des patients. Une des causes d’échecs des traitements oraux est l’existence de conjugopathie ou de problèmes psychologiques qui doivent faire associer à l’aide pharmacologique une prise en charge psychosexologique adaptée.
Dans ce contexte, l’invention de la sexologie par William Masters et Virginia Johnson modifie considérablement les perspectives de traitement. En effet, la sexologie apporte une contribution majeure à la compréhension de la physiologie et de la psychologie des réactions sexuelles [23][23] William Masters et Virginia Johnson, un gynécologue.... Contrairement aux systèmes explicatifs précédents, l’intérêt pour les problèmes sexuels est ici central. La différence principale dans la compréhension de l’origine des troubles sexuels réside dans l’unité à considérer. Ce n’est plus l’individu qui doit être l’objet du soin mais le couple. Les problèmes sexuels sont considérés comme étant ceux de la cellule conjugale et ne sont en aucun cas des problèmes personnels de l’un ou de l’autre des partenaires. Le traitement consiste alors en la prise en charge du couple, dont l’activité sexuelle est observée par un couple de thérapeutes. La sexologie prend en charge le problème de l’impuissance et développe un traitement spécifique. W. Masters et V. Johnson rapportent des taux de succès variant de 74 % chez les impuissants secondaires à 60 % chez les impuissants primaires [24][24] C. MORMONT, « Théories et traitements... », thèse .... La constitution d’une véritable théorie de la sexualité par W. Masters et V. Johnson et l’approche sexothérapeutique proposée renforcent l’idée que la cause principale de l’impuissance est d’ordre psychologique.
Pour finir, certains exercices permettront de renforcer les muscles de votre sexe. Vous pouvez les réaliser tous les matins sous la douche afin de retrouver de meilleures érections. Ces exercices pelviens (que l’on appelle également exercices de Kegel) vont améliorer votre circulation sanguine sans avoir recours à des produits chimiques et vous exposer à d’éventuels effets secondaires. Ils sont bien sûr à intégrer à une qualité de vie plus saine pour se révéler pleinement efficaces.
« Le champ médical a médicalisé la dysfonction érectile à travers le développement de divers instruments et médicaments et en classifiant l’impuissance comme dysfonction érectile. Ces efforts ont orienté le regard vers les traitements de la dysfonction érectile, indépendamment des causes psychologiques et ont attiré l’attention sur les causes biologiques et sur le Viagra® comme moyen biologique de traiter la dysfonction érectile. » (R. CARPIANO, Passive medicalization..., op. cit., p. 444); « Avec l’aide de l’industrie pharmaceutique, les professionnels des voies génito-urinaires tendent à redéfinir et à représenter comme maladies des pratiques et des manifestations physiques qui n’étaient pas, jusqu’alors, socialement appréhendées en ces termes » (N. BAJOS et M. BOZON, La sexualité..., op. cit., p 35).
La DE est un symptôme défini par l’incapacité persistante ou récurrente à obtenir ou maintenir une érection permettant un rapport sexuel satisfaisant. Une évaluation objective ou le déclaratif de la partenaire peuvent aider au diagnostic mais c’est l’affirmation par le patient qui représente l’élément déterminant du diagnostic. Il s’agit donc d’un diagnostic d’interrogatoire . Une durée minimale de trois mois est communément admise pour confirmer le diagnostic. Fait exception à cette règle, la DE postchirurgie pelvienne ou consécutive à un traumatisme pelvipérinéal. La dimension de souffrance du patient et/ou du couple vient compléter cette définition dans la classification des maladies sexuelles de l’association américaine de psychiatrie (DSM-IV) . La DE peut ne pas être la plainte principale du patient et/ou être associée à une autre dysfonction sexuelle i.e. trouble de l’éjaculation en particulier éjaculation prématurée, anorgasmie et/ou manque de désir sexuel.
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