আসলে এটা খুবই সহজ এবং এটি, যৌন নিকৃষ্টতা অর্জনের ক্ষেত্রে সাধারণত মস্তিষ্কের সাথে জড়িত থাকে, পুরুষদের এবং পুরুষদের মধ্যে ইস্ট্রজেনের টেসটোসটের মতো কিছু শারীরিক হরমোন, কিছু পেশী স্নায়ু এবং শরীরের অন্যান্য অঙ্গ স্থান এবং সময় আমাকে উল্লেখ করতে বাধা দেবে । যে কোনো উপায়ে এই গুরুত্বপূর্ণ অঙ্গকে নেতিবাচকভাবে কোনওভাবেই লিঙ্গের স্বাভাবিক কার্যকারিতাকে বাধা দিতে পারে। আমি কিছু উল্লেখ করব: ক্লান্তি এবং চাপ এবং সম্পর্কের বিষয়, কর্মক্ষমতা উদ্বেগ ক্রমবর্ধমান ব্যাধি বা যৌন নিপুণতা হতে পারে, এটি উল্লেখিত হওয়া উচিত যে সমস্ত allare psychologicues এবং mustberesovle মানসিকভাবে। এছাড়াও অ্যালকোহরেটর অ্যালকোহরেটেড ক্যান্সারের কারণে পুরুষদের মধ্যে সিঁধ কাটা বা যৌন নিপুণ হতে পারে। অন্য কোনও কারণ নিম্নলিখিতগুলি এক বা একাধিক হতে পারে: স্থূলতা, তামাক ব্যবহার, অ্যালকোহল ব্যবহার, হৃদরোগ, প্রসপটলেট, ডায়াবেটিসকে বৃদ্ধি করা।


↑ (en) François Giuliano, Marie Chevret-Measson, Anne Tsatsaris, Caroline Reitz, Michel Murino, Patrick Thonneau, « Prevalence of Erectile Dysfunction in France: Results of an Epidemiological Survey of a Representative Sample of 1 004 Men », European Urology, vol. 42, no 4,‎ octobre 2002, p. 382-389 (ISSN 0302-2838, PMID 12361905, DOI 10.1016/S0302-2838(02)00323-8, lire en ligne [archive])
Il convient, d’abord, de distinguer les troubles sexuels occasionnels des troubles sexuels chroniques. Si vous souffrez d’impuissance occasionnelle, cela peut être dû à des causes diverses et variées, comme le stress, la fatigue, l’alcool ou le tabac. Il faut généralement attendre une période de 6 mois au-delà de laquelle l’impuissance sexuelle continue de se manifester pour parler d’une véritable dysfonction érectile.

Il est généralement administré par voie orale ou par injection directement dans votre pénis et permet d’avoir rapidement une érection (même si vous n’êtes pas stimulé sexuellement). Vous ne pourrez vous le procurer qu’avec une prescription médicale et peuvent être remboursés par la sécurité sociale si l’origine de votre impuissance et liée à une maladie (comme un cancer de la prostate ou une sclérose en plaque), contrairement aux stimulants sexuels.
La DE peut être le symptôme inaugural d'un déficit androgénique évoluant déjà depuis quelques temps. L'étude des patients traités montre que le traitement androgénique permet de restaurer la libido et une activité sexuelle satisfaisante. L'amélioration de la sexualité passe vraisemblablement par une intervention sur le désir, car aucun lien direct n'a été retrouvé entre taux de testostérone et qualité de l'érection [16]. Il existe également une amélioration de la qualité du sommeil, une diminution de la fatigue aussi bien physique que psychique, une amélioration de l'humeur, des comportements et de la sensation de bien-être. La mémoire spatiale et verbale s'améliore [5].
Le dysfonctionnement érectile ou impuissance peut être relié d’une part à l’âge; les médecins et scientifiques affirment que les hommes d’un âge plus avancé et surtout avec des problèmes de santé et maladies comme le cholestérol, diabète ou hypertension artérielle manifestent beaucoup plus de symptômes d’impuissance sexuelle, alors que les hommes d’un plus jeune âge présentent moins fréquemment ce genre de symptômes. Il s’est avéré que certaines maladies d’un certain âge accélèrent le déclin de la santé sexuelle.

PréventionOctobre rose : les diabétiques ont 5% plus de risques de développer un cancer du sein Rapport du SénatFrance : quand la pénurie de médicaments conduit à des ablations de la vessie InterviewLevothyrox : il existe d'autres alternatives en cas d'effets secondaires violents Erreur chirurgicale Drôme : un chirurgien « boucher » brise la vie d’une patiente
Le « groupe de Boston » propose de remplacer le terme d’impuissance par celui de dysfonction érectile, entendue comme « l’incapacité continue à obtenir ou à maintenir une érection d’une rigidité suffisante pour avoir un rapport sexuel » [50][50] R. J. KRANE, I. GOLDSTEIN et I. SAENZ DE TEJADA, « Impotence »,.... La notion de dysfonction érectile constitue un changement conceptuel important car elle exclut les problèmes de libido, d’orgasme et d’éjaculation. Cette définition est adaptée à leur expertise, c’est-à-dire à leur connaissance de l’appareil génital.

Les médecins ne parlent plus d’impuissance, mais de « dysfonctionnements érectiles » ou de « troubles de l’érection ». Soit, admettons. Mais le (non-)résultat est le même… Et il faut (hélas !) savoir que le risque de souffrir d’impuissance augmente avec l’âge. Ces troubles de l’érection toucheraient jusqu’à un homme de 40 à 70 ans sur deux, et sept hommes âgés de plus de 70 ans sur dix ! Rares sont les hommes qui consultent en cas d’impuissance : au-delà de la honte légitimement éprouvée, beaucoup considèrent qu’il n’y a rien à y faire et, pour les plus âgés, que c’est dans l’ordre des choses… Faux et archifaux !


La DE est un symptôme défini par l’incapacité persistante ou récurrente à obtenir ou maintenir une érection permettant un rapport sexuel satisfaisant. Une évaluation objective ou le déclaratif de la partenaire peuvent aider au diagnostic mais c’est l’affirmation par le patient qui représente l’élément déterminant du diagnostic. Il s’agit donc d’un diagnostic d’interrogatoire . Une durée minimale de trois mois est communément admise pour confirmer le diagnostic. Fait exception à cette règle, la DE postchirurgie pelvienne ou consécutive à un traumatisme pelvipérinéal. La dimension de souffrance du patient et/ou du couple vient compléter cette définition dans la classification des maladies sexuelles de l’association américaine de psychiatrie (DSM-IV) . La DE peut ne pas être la plainte principale du patient et/ou être associée à une autre dysfonction sexuelle i.e. trouble de l’éjaculation en particulier éjaculation prématurée, anorgasmie et/ou manque de désir sexuel.
Pour penser la manière dont la médecine contemporaine s’empare des maladies, il importe de prendre en compte le rôle des autorités sanitaires. L’évaluation du médicament induit une évaluation de la pathologie. La firme doit démontrer l’efficacité du médicament pour obtenir l’autorisation de mise sur le marché (AMM). D’une part, la mesure de cet effet implique que la cible visée par le médicament soit identifiée, afin de constater le passage d’un état estimé pathologique à un état normal. D’autre part, plusieurs critères peuvent être utilisés pour mesurer l’évolution sous l’effet du médicament. Le choix des critères contribue également à circonscrire la pathologie. Dans le cas du Viagra®, et de l’impuissance [56][56] À l’automne 1997, Pfizer dépose une demande d’AMM à..., ce dispositif a deux implications. Premièrement, le registre de l’AMM est celui de la maladie. Le Viagra® ne peut être mis sur le marché que s’il est présenté comme le traitement d’un problème médical. Deuxièmement, l’évaluation de l’efficacité du médicament suppose la mise en œuvre de critères précis de mesure. Cela implique que tout ce qui est de l’ordre du singulier dans la maladie se doit d’être effacé. L’évaluation du médicament induit un formatage de la pathologie qui s’est révélé problématique dans le cas de l’impuissance [57][57] À tel point que le ministre français de la Santé de.... Les réflexions de représentants des autorités sanitaires lors d’un colloque consacré à La médicalisation de la sexualité [58][58] P. QUENEAU, F. GIULIANO et A. JARDIN, Progrès thérapeutiques...,... illustrent ces questionnements.
La restauration d'un taux physiologique d'androgènes accroït la masse maigre et plus spécifiquement la masse musculaire, réduit la masse grasse, augmente la force musculaire tant au niveau des membres supérieurs qu'inférieurs. On sait aussi depuis longtemps que l'hypogonadisme est une étiologie possible de l'ostéoporose chez l'homme. La testostérone va relancer la formation osseuse. Ainsi les essais comportant une administration prolongée de testostérone, à doses suffisantes, mettent en évidence une augmentation de la densité osseuse au niveau du rachis lombaire.
Lors du diagnostic de DE, l’appréciation de l’état cardiovasculaire du patient est indispensable, d’une part dans le cadre de l’enquête étiologique et d’autre part dans le contexte d’une prescription médicamenteuse. La question à laquelle il faut répondre est la suivante : le patient peut-il fournir l’effort physique correspondant à celui développé lors d’un rapport avec pénétration vaginale ? Jusqu’à l’orgasme cet effort correspond environ deux à trois fois les dépenses de l’organisme. Au moment de l’orgasme l’effort correspond trois à quatre fois les dépenses de l’organisme. Par comparaison, une marche à 3 à 5km/h en terrain plat multiplie les dépenses de l’organisme par deux à trois. Durant un rapport sexuel, les paramètres cardiaques se modifient. La fréquence cardiaque maximum est de 130 battements/min et pression artérielle systolique maximum atteint 170mmHg. Globalement, l’intensité de l’effort physique lors d’un rapport sexuel correspond à la montée de deux à trois étages .
Leur utilisation peut se faire sur du court terme (quelques semaines) pour un souci transitoire, jusqu’au retour d’une confiance en soi et notamment pour les hommes restés longtemps seuls et sans relations qui ont besoin d’être en confiance lors de la rencontre d’une nouvelle partenaire (prise en charge médicamenteuse pour un problème psychologique).
La physiopathologie de la DE, même si elle est complexe, est désormais bien connue. Elle peut varier considérablement d’un patient à l’autre en fonction du contexte étiologique. La résultante de l’altération isolée ou associée des différents mécanismes locaux de l’érection est univoque, c’est le défaut de remplissage des corps caverneux par le sang artériel en réponse à une stimulation aboutissant à une rigidité plus ou moins insuffisante. L’efficacité des traitements pharmacologiques dont nous disposons aujourd’hui ne doit pas faire oublier qu’il s’agit de traitements symptomatiques. Seules, peut-être, des mesures hygiénodiététiques associées à une activité physique régulière peuvent permettre de modifier l’histoire naturelle de la DE. Néanmoins, le concept de rééducation pharmacologique dans les suites par exemple d’une prostatectomie totale est sans doute pertinent.
Ce traitement par voie orale permet de dilater les vaisseaux sanguins du pénis pour y laisser entrer plus de sang et ainsi entraîner une érection. Le médicament ne provoque pas une érection automatique et il n'augmente pas le désir sexuel. Il aide tout simplement l'homme à obtenir ou à maintenir son érection. Il agit donc seulement si l'homme est soumis à une stimulation sexuelle. Près de 80 % des utilisateurs obtiennent des résultats satisfaisants avec ce médicament.
Le médecin va tenter de retracer la vie sexuelle et médicale de son patient souffrant d’impuissance pour déterminer si les causes sont physiologiques, psychologiques ou mêlent les deux aspects. Il effectuera aussi des auscultations et des examens, notamment grâce à un doppler qui va mesurer la circulation sanguine dans le pénis. Son objectif sera de vérifier que tous les éléments (organes génitaux, nerfs, vaisseaux sanguins, tissus péniens) qui entrent en jeu dans une érection sont en bon état de marche. Une fois le diagnostic posé, il pourra proposer un traitement adéquat.
Depuis la mise à disposition du Viagra®, l’agence d’évaluation des médicaments américaine, la FDA, a fait part aux firmes de sa préférence pour que la mesure de l’efficacité soit attestée par la méthode de l’event-log, c’est-à-dire « par des changements comportementaux observables plutôt qu’en référence à un changement d’état d’esprit. Ainsi, elle a demandé que soient produites des données sur la fréquence des relations sexuelles dans le cas des thérapies à base de testostérone, plutôt que de disposer de mesures de la satisfaction sexuelle [69][69] JENNIFER FISHMAN, « Manufacturing desire : The commodification... ». D’autres chercheurs s’opposent à cette disposition, car ils considèrent que la fréquence des relations sexuelles (l’event-log) n’est pas un bon indicateur de l’amélioration des relations sexuelles, à la différence du questionnaire [70][70] Ibid., p. 215.. Cependant, si l’IIEF est un outil plus fin, il entretient l’idée qu’une mesure objective de questions complexes peut être obtenue. Ce questionnaire pose les mêmes difficultés que les échelles utilisées pour mesurer la dépression et l’efficacité des antidépresseurs [71][71] DAVID HEALY, Le temps des antidépresseurs, Paris, Les.... Il est nécessaire de standardiser la définition de la maladie, alors même que les raisons de l’apparition du problème et ses manifestations sont diverses. Le questionnaire peut être robuste statistiquement, mais le considérer comme un équivalent strict du ressenti et de l’expérience du patient semble abusif. D’autant que l’impuissance concerne une relation entre deux individus. Dans la mesure où le médicament est évalué selon son effet sur un patient, cette dimension est absente de la définition du trouble.
Comme nous l'avons déjà vu, une DE peut survenir au décours d'un traitement médicamenteux, mais pouvoir affirmer de manière certaine que des médicaments seraient responsables de la survenue d'une DE est souvent difficile. Certains médicaments incriminés servent déjà eux-mêmes à traiter des pathologies favorisant l'apparition d'une DE : antidépresseurs, psychotropes, antihypertenseurs, hypoglycémiants, vasodilatateurs, antihistaminiques H2, statines et fibrates par exemple.
Le terme de médicalisation est en fait majoritairement utilisé pour penser l’évolution de la définition de l’impuissance avec la création du concept de dysfonction érectile par les urologues. La dysfonction érectile serait une entité pathologique réductrice qui n’a d’autre utilité que de permettre aux médecins de justifier leur emprise sur l’impuissance. Cette façon de présenter la création du concept de dysfonction érectile porte en elle une certaine ironie, mettant l’accent sur la pauvreté du regard des urologues. Est-il cependant tout à fait exact d’écrire que les urologues réduisent l’impuissance à la capacité érectile ? Leur conception n’identifie pas l’impuissance à la dysfonction érectile mais isole la dysfonction érectile de l’impuissance, en conformité avec leur expertise. Le philosophe des sciences L. Laudan rappelle, dans La dynamique de la science, que le propre de chaque discipline est de ramener le problème empirique à l’ontologie qui la caractérise, c’est-à-dire aux « types d’entités fondamentales qui existent dans le domaine ». Est-ce à dire que les conceptions sont relatives, c’est-à-dire qu’elles ne reposent pas sur la réalité, puisqu’elles diffèrent selon les disciplines ? Selon L. Laudan, un problème non résolu, une énigme, n’est reconnu comme problème véritable qu’après avoir été résolu. Avant cela, c’est un problème potentiel parce que d’une part, il est difficile d’établir le phénomène et d’autre part, difficile d’établir le domaine scientifique dont il relève. Seul le fait de trouver une solution permet de reconnaître qu’il s’agissait bien d’un véritable problème, c’est-à-dire qu’il y a véritablement un phénomène naturel à expliquer. De plus, nous ne savons pas au départ quelles sont les théories qui devraient chercher à rendre compte du problème et seraient en difficulté si elles n’y parvenaient pas. C’est seulement lorsque le problème est résolu que nous pouvons alors savoir à quelle discipline il appartient. Ainsi, le fait qu’une discipline trouve une solution à l’énigme posée, en utilisant une ontologie particulière, est le signe que cette façon de classer le réel est la plus opérante, en l’état actuel des connaissances. Ce raisonnement est aussi celui tenu par A. Abbott [83][83] A. ABBOTT, The system of professions..., op. cit.,... lorsqu’il écrit que la capacité, pour une spécialité médicale, à traiter un problème de santé justifie la juridiction qu’elle exerce sur cette maladie. Cela renforce alors la conception du mécanisme pathologique que cette spécialité met en avant. Les succès rencontrés par le Viagra® ont fragilisé la sexologie et renforcé l’urologie. La définition des urologues a réussi à concurrencer les conceptions antérieures car l’efficacité du Viagra® promeut la définition de la maladie défendue par ceux qui ont développé le médicament. Mais ce processus compétitif est en constant mouvement, comme le prouve le recours aux sexologues pour la formation dispensée aux médecins.
En médecine alternative, on a vu beaucoup de traitements (plutôt axés sur le symptôme) apparaître... et depuis longtemps (du Bois Bandé au Muira Puama en passant par l’Arginine). Mais les succès ne sont pas toujours au rendez-vous et, quand il y en a (par exemple avec l'écorce de l'arbre ouest-africain Pausinystalia yohimbe), les substances utilisées sont immédiatement interdites à la commercialisation.
Il est gênant d’inscrire les développements récents autour de l’impuissance dans le cadre d’un processus continu qui prend sa source au XIXe siècle. De manière générale, on n’observe pas une continuité du processus puisque des domaines de la sexualité autrefois médicalisés ne le sont plus. L’exemple le plus frappant est celui de l’onanisme qui, à la fin du XIXe siècle, était considéré comme une maladie très sérieuse, soignée par des médecins qui mobilisaient des théories médicales très étayées [75][75] THOMAS LAQUEUR, Le sexe en solitaire. Contribution.... Surtout, le cas de l’impuissance permet d’apprécier les ruptures qui se sont opérées dans la constitution du savoir sur le sexe entre le XIXe siècle et la période contemporaine. L’histoire de la connaissance et de la prise en charge de l’impuissance que nous avons décrite marque trois ruptures fondamentales : la médecine du sexe n’est plus détachée de la médecine générale du corps; le sexe de l’homme devient sujet de connaissance; les troubles sexuels ne sont plus associés à l’ensemble des troubles organiques. Au XIXe siècle, la médecine du sexe est en décalage par rapport à la médecine de la reproduction, ce qui ne laisse pas d’étonner M. Foucault, qui évoque sa « faible teneur en rationalité élémentaire » car « le discours savant qui fut tenu sur le sexe au XIXe siècle a été traversé de crédulités sans âge mais aussi d’aveuglements systématiques », qui aboutissent à des « discours aberrants » [76][76] M. FOUCAULT, Histoire de la sexualité..., op. cit.,.... Le savoir de la médecine sur le sexe occupe alors une place à part dans l’ordre de la connaissance, ce qui n’est plus le cas aujourd’hui. Par ailleurs, ce qui intéresse cette médecine du XIXe siècle, c’est la physiologie sexuelle propre aux femmes. C’est le corps de la femme qui « a été analysé – qualifié et disqualifié – comme corps intégralement saturé de sexualité » [77][77] Ibid., pp. 154 et 137.. La prise en compte de l’impuissance par la médecine fait revenir le corps de l’homme comme objet de recherche [78][78] Ce point est noté par N. BAJOS et M. BOZON, La sexualité...,.... Les andrologues ont d’ailleurs un temps cru qu’ils auraient par là l’occasion de se développer comme spécialité médicale à l’égal de la gynécologie, ce qui ne s’est cependant pas réalisé. Enfin, ce qui caractérise cette médecine du sexe, c’est qu’il « n’est guère de maladie ou de trouble physique auquel le XIXe siècle n’ait imaginé une part au moins d’étiologie sexuelle » (p. 88). La médecine du sexe tendait à lier une cause sexuelle à n’importe quel trouble; la médecine du XXIe siècle semble évacuer la sexualité pour la prise en charge des troubles sexuels, avec le concept de dysfonction érectile.
Que se passe-t-il quand le cerveau conscient suspend sa surveillance, suite à une caresse par exemple ? Emus, les nerfs dorsaux de la verge, cheminant dans le périnée, vont activer les centres nerveux de la moelle épinière. Marc Galiano explique la suite : "De là, les influx nerveux chargés d'informations agréables préviennent le cerveau limbique – ou primitif, émotionnel. C'est lui qui déclenche l'érection, sans passer par la conscience. C'est tout l'avantage des “apéritifs amoureux” et des préliminaires." Dans ces moments, le système nerveux dit "parasympathique" envoie des informations qui décrispent la verge contractée. Il lève l'inhibition. A cet instant, la paroi interne des capillaires du pénis libère du monoxyde d'azote, un composé chimique bien connu pour ses propriétés vasodilatatrices. L'éponge pénienne s'allonge aussitôt, son accordéon intérieur s'étire et le sang pénètre les alvéoles des corps érectiles qui se dilatent, faisant gonfler la verge. Ce faisant, les alvéoles gonflées écrasent les veines contre la paroi du pénis, bloquant toute fuite sanguine. La pression augmente dans la verge, ce qui lui donne sa belle rigidité. L'homme bande. Il est en voix.
Libéré par le système nerveux pro-érectile, le NO déclenche l’ouverture des artères péniennes et la relaxation des cellules musculaires lisses des corps caverneux qui permettent l'ouverture des espaces sinusoïdes et leur remplissage de sang artériel. Lorsque les espaces sont remplis, la compression des veines va s'opposer à la sortie du sang et permettre d'obtenir la rigidité du pénis (« mécanisme veino-occlusif » ou « mécanisme de la cocotte minute »).

Des chercheurs du centre de médecine sexuelle de l'hôpital Alvarado en Californie ont remarqué qu'un mauvais réglage de la selle d’un vélo pourrait nuire à la performance sexuelle des hommes. En effet, un mauvais ajustement ferait qu’il y aurait une trop grande pression sur le périnée ce qui entraînerait des problèmes de dysfonction érectile pour les hommes faisant beaucoup de vélo.


Les causes de l’impuissance sont extrêmement variées. Du stress au dysfonctionnement érectile, elles peuvent aussi bien être psychologiques qu’organiques. Certaines de ces raisons peuvent paraître anodines. C’est le cas du stress et de la fatigue, qui peuvent à eux seuls causer une panne sexuelle. D’autres, plus grave, peuvent aussi être à l’origine de dysfonctionnement érectile, telles que la dépression ou le diabète. Enfin, certains médicaments peuvent également expliquer l’impuissance sexuelle de certains hommes. C'est parfois le cas des antidépresseurs et des tranquillisants. Les arrêter ne règle pas forcément le problème, la dépression étant elle aussi une cause d’impuissance. Dans ce cas précis, la meilleure solution reste de consulter son médecin afin de déterminer la marche à suivre.


Pourquoi, dès lors, continuer à trouver une réponse aux problèmes de dysfonctionnements de l’érection en utilisant des pilules bleues qui provoquent une réponse strictement mécanique, cela au prix d’une absence totale de spontanéité et d’un cortège d’effets secondaires et de risques cardiaques ? A quoi bon se piquer la verge ou subir une intervention chirurgicale alors qu’une solution naturelle et holistique existe ? Ici, l’atteinte de la performance sexuelle ne se fait pas au détriment de la santé, bien au contraire, il s’agit plutôt de la performance par la santé. Le sexe doit rester un moment qui ne se prépare pas, qui ne se prémédite pas. Avouez que c’est meilleur si ce n’est pas fait « sur commande ».
Avec la découverte de la papavérine, l’impuissance ne peut plus seulement être pensée sur le mode relationnel à la façon de la sexologie, ni sur le mode de l’inconscient, ainsi que la psychanalyse la concevait. La molécule appelle une exploration de la physiologie de l’érection. Le développement du sildénafil induit quant à lui une compréhension fine du mécanisme moléculaire de l’érection. Il contribue également à distinguer dans le problème de l’impuissance les questions de libido et celles de capacité érectile. Mais la connaissance acquise grâce au remède est fonction des stratégies des acteurs du développement du médicament car ce sont eux qui se saisissent ou non de ces questions de recherche.

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