La prothèse pénienne est une solution de dernier recours (car définitive) qui consiste en une intervention chirurgicale palliative pour poser une prothèse au niveau de votre sexe. Elle ne sera recommandée que dans les cas où tous les autres traitements se seraient révélés inefficaces. Votre médecin devra donc avant tout vous présenter les différents choix de prothèses qui s’offrent à vous, ainsi que les risques que présente cette opération, notamment si vous souffrez de problèmes cardiaque ou de diabète.
L’effet de la papavérine sur l’érection, démontrée lors de ce congrès, a un impact fort sur la communauté des urologues. De jeunes cliniciens investissent ce nouveau domaine, et déploient diverses stratégies pour intéresser l’industrie pharmaceutique et la communauté médicale. Il s’agit pour eux de définir une pathologie adaptée à l’urologie et suffisamment conséquente pour justifier leur recherche et intéresser les firmes. « Tout a changé en 1983 quand les injections sont sorties. Ça a transformé le paysage », explique un urologue [49][49] Entretien avec un urologue responsable d’une consultation....

En fonction de vos antécédents, de vos besoins (en terme de fréquence ou de rendu esthétique) et même de votre habilité à utiliser une telle prothèse, votre médecin vous orientera vers le meilleur choix. La pose de votre prothèse durera environ une heure, et même si elle présente quelques risques (comme toute intervention chirurgicale), elle est en réalité efficace dans plus de 95 % des cas.
Les informations contenues dans cette fiche vous sont fournies à titre informatif seulement et vous permettront de poser des questions éclairées à votre médecin. En aucun cas, elles ne peuvent remplacer l'avis d'un professionnel de la santé. Notre équipe de rédacteurs et d'experts met tout en oeuvre pour vous fournir de l'information de qualité. Toutefois, Canal Vie ne saurait être tenu responsable si le contenu d'une fiche s'avérait incomplet ou désuet. Nous vous rappelons qu'il est fortement recommandé de consulter un médecin si vous croyez souffrir d'un problème de santé.
Le problème posé par le Viagra® est le suivant : s’agit-il d’un médicament, d’une substance de dopage ou encore d’une drogue aux propriétés aphrodisiaques ? Les textes régulant la politique du médicament ont défini le type d’objet qui rentrait dans ce cadre. La substance doit soigner une maladie ou agir sur une fonction organique [59][59] Un médicament est, selon la directive 65/65/CEE, « une.... Le président de la commission française, le professeur Caulin, s’exprimant sur les médicaments de l’impuissance, souligne que « la première question avant l’évaluation, c’est de s’assurer qu’il s’agit bien d’un médicament. C’est-à-dire destiné à traiter une maladie ». Pour être autorisé, le Viagra® doit s’inscrire dans un cadre médical de soins. En effet, le président de la commission d’AMM française estime que seules les substances destinées à traiter « une insuffisance par rapport à une normalité », c’est-à-dire par rapport à une fonction normale, sont considérées comme des médicaments. Il précise que la substance n’aurait pu obtenir l’AMM si la firme avait sollicité une autorisation pour l’indication « donner du plaisir » ou « améliorer l’érection ». Les autorités sanitaires sont soucieuses de distinguer le médicament des produits qui ne traitent pas des maladies, qui sont considérées comme des drogues ou des substances de dopage [60][60] Selon le professeur Caulin, « Il est difficile parfois....
"Les deux options sont indifféremment appréciées, mais le principal frein à un traitement quotidien reste sans conteste le coût d'une telle prise en charge" commente le Dr Giuliano. En effet, la prise quotidienne de ces médicaments offrirait aux fabricants un marché potentiel plus important mais s'avèrerait beaucoup trop onéreuse pour le patient. Ces produits actuellement non remboursés sont vendus en boite de 4 comprimés à 50 € pour des dosages de 10 ou 20 mg. "Un obstacle qui devrait considérablement handicaper la généralisation d'un traitement quotidien…" avoue le Dr Giuliano.
La DE est la dysfonction sexuelle la mieux connue, car elle est la plus étudiée. Les progrès de la connaissance physiologique dans les années 1980 ont permis d’appréhender la physiopathologie de la DE dans la décennie suivante et les études épidémiologiques se sont multipliées parallèlement. Ces nombreux travaux de recherche fondamentale et clinique ont accompagné le développement et la mise sur le marché des inhibiteurs de phosphodiestérases de type 5 (IPDE5) qui ont révolutionné la prise en charge de la DE et in fine rendu possible la naissance de la médecine sexuelle. La mise à disposition des IPDE5 majoritairement prescrits aujourd’hui par les médecins généralistes a en effet fait entrer la sexualité humaine dans la pratique médicale courante, la médicalisation de la sexualité était née.
A tout âge, de très nombreux hommes connaissent parfois des « pannes sexuelles ». Celles-ci sont le plus souvent liées à la fatigue, au stress, à diverses préoccupations, à la prise d’alcool ou à des problèmes avec leur partenaire. Ces troubles occasionnels ne constituent pas des troubles de l’érection (ou « dysfonctions érectiles ») proprement dits.
Il est gênant d’inscrire les développements récents autour de l’impuissance dans le cadre d’un processus continu qui prend sa source au XIXe siècle. De manière générale, on n’observe pas une continuité du processus puisque des domaines de la sexualité autrefois médicalisés ne le sont plus. L’exemple le plus frappant est celui de l’onanisme qui, à la fin du XIXe siècle, était considéré comme une maladie très sérieuse, soignée par des médecins qui mobilisaient des théories médicales très étayées [75][75] THOMAS LAQUEUR, Le sexe en solitaire. Contribution.... Surtout, le cas de l’impuissance permet d’apprécier les ruptures qui se sont opérées dans la constitution du savoir sur le sexe entre le XIXe siècle et la période contemporaine. L’histoire de la connaissance et de la prise en charge de l’impuissance que nous avons décrite marque trois ruptures fondamentales : la médecine du sexe n’est plus détachée de la médecine générale du corps; le sexe de l’homme devient sujet de connaissance; les troubles sexuels ne sont plus associés à l’ensemble des troubles organiques. Au XIXe siècle, la médecine du sexe est en décalage par rapport à la médecine de la reproduction, ce qui ne laisse pas d’étonner M. Foucault, qui évoque sa « faible teneur en rationalité élémentaire » car « le discours savant qui fut tenu sur le sexe au XIXe siècle a été traversé de crédulités sans âge mais aussi d’aveuglements systématiques », qui aboutissent à des « discours aberrants » [76][76] M. FOUCAULT, Histoire de la sexualité..., op. cit.,.... Le savoir de la médecine sur le sexe occupe alors une place à part dans l’ordre de la connaissance, ce qui n’est plus le cas aujourd’hui. Par ailleurs, ce qui intéresse cette médecine du XIXe siècle, c’est la physiologie sexuelle propre aux femmes. C’est le corps de la femme qui « a été analysé – qualifié et disqualifié – comme corps intégralement saturé de sexualité » [77][77] Ibid., pp. 154 et 137.. La prise en compte de l’impuissance par la médecine fait revenir le corps de l’homme comme objet de recherche [78][78] Ce point est noté par N. BAJOS et M. BOZON, La sexualité...,.... Les andrologues ont d’ailleurs un temps cru qu’ils auraient par là l’occasion de se développer comme spécialité médicale à l’égal de la gynécologie, ce qui ne s’est cependant pas réalisé. Enfin, ce qui caractérise cette médecine du sexe, c’est qu’il « n’est guère de maladie ou de trouble physique auquel le XIXe siècle n’ait imaginé une part au moins d’étiologie sexuelle » (p. 88). La médecine du sexe tendait à lier une cause sexuelle à n’importe quel trouble; la médecine du XXIe siècle semble évacuer la sexualité pour la prise en charge des troubles sexuels, avec le concept de dysfonction érectile.
Le mécanisme de l’érection peut sembler bien simple. Or, l’érection est le résultat d’un processus complexe faisant intervenir le cerveau, les vaisseaux sanguins, les nerfs et certaines hormones. En cas de défaillance d’un de ces éléments, il arrive que le pénis ne se remplisse pas suffisamment de sang, ce qui donne lieu à des difficultés érectiles.
×