Ce processus de renouvellement de la connaissance par l’effet du traitement utilisé est consubstantiel à la médecine. La médecine est une pratique, car elle consiste à intervenir sur les problèmes rencontrés par les individus. L’intervention sur la nature, donc sur les individus, est au cœur de l’activité. Ainsi que l’explique Hans-Georg Gadamer [14][14] HANS-GEORG GADAMER, Philosophie de la santé, trad...., la médecine ne peut être conçue comme l’application d’un savoir théorique. Ce serait vouloir calquer la médecine sur le modèle de la technologie ou de l’expertise. Le premier n’est pas satisfaisant car le médecin ne crée rien, il est face à un donné [15][15] « C’est la spécificité de l’art médical dont le devoir.... Quant à l’expertise, elle suppose une frontière nette entre la connaissance et la décision. Or, les maladies ne sont pas seulement des objets de recherche pour le médecin, elles sont d’emblée appréhendées en tant que susceptibles d’une intervention.
La pose d’une prothèse pénienne relève de la chirurgie palliatrice et est proposée aux patients pour lesquels les traitements médicamenteux sont inefficaces ou mal adaptés à leur situation médicale. Il est important que le patient soit acteur de sa décision, notamment dans le choix de l’implant, et bien informé des risques de l’opération. L’ensemble des enquêtes réalisées rapportent un fort de taux de satisfaction, en particulier si le patient et sa/son partenaire ont été bien informés au préalable.
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