Le Medicated Urethral System of Erection (MUSE) consiste à insérer dans l'urètre (l'ouverture du pénis) un minisuppositoire d'alprostadil de la taille d'un grain de riz. Le médicament est absorbé par les parois de l'urètre et se rend par la circulation sanguine dans les corps caverneux du pénis, où il permet aux muscles de se relâcher et au pénis de s'engorger de sang. L'érection survient en moins de 20 minutes, qu'il y ait stimulation sexuelle ou pas, et dure généralement moins d'une heure. C'est une méthode efficace dans 40 % des cas.

La panne sexuelle et l'impuissance tourmentent l'homme depuis toujours. Des plaquettes gravées vieilles de 3 700 ans, trouvées dans le temple de la déesse Ishtar de Babylone, en Mésopotamie, contiennent des incantations à la virilité : "Que le vent souffle, que frémisse la futaie ! Que ma puissance s'écoule comme l'eau de la rivière, que mon pénis soit bandé comme la corde d'une harpe." Dans le Satiricon, écrit sous Néron, le poète Pétrone décrit la "honte" d'Encolpe quand son désir "trahit" la jeune Circé. "Indignée ", celle-ci revient avec une magicienne qui passe un fil coloré autour du défaillant, s'écriant : "O Priape, aide-nous de toute ta puissance !" Le dieu Priape, affublé d'un phallus toujours en érection, nous le connaissons : le terme médical "priapisme" vient de lui. Seulement, nous n'avons plus besoin de l'invoquer pour conjurer une panne sexuelle. Aujourd'hui, à écouter les médecins spécialistes de la sexualité masculine, qu'ils soient psychiatres, urologues, andrologues ou sexologues, toutes les faiblesses viriles ou presque peuvent être soignées. L'antique malédiction des hommes est levée. Nous disposons désormais d'une palette de traitements permettant de soigner presque toutes ses formes, fussent-elles chroniques. L'éjaculation précoce se guérit. Même un paraplégique se soigne. Nous ne mourrons plus, comme dit l'argot, au cul de la princesse.
L'alprostadil peut être administrée au moyen d’une goutte de crème déposée à l’extrémité du pénis (méat)20. La structure chimique de la molécule est identique à celle de la prostaglandine E1, dont l'action comporte une vasodilatation des vaisseaux sanguins du tissu érectile des corps caverneux et une augmentation du débit des artères caverneuses, entraînant une rigidité pénienne.
En cas d'inefficacité des méthodes médicales, la ponction évacuatrice intracaverneuse sous bloc anesthésique pénien est indispensable. Elle permet de décomprimer les corps caverneux en retirant le sang de stase, et elle permet d'effectuer une gazométrie. En cas de récidive, il faudra procéder à une injection intracaverneuse d'alphastimulant en l'absence de contre-indications (Effortil®, éphédrine), à répéter si nécessaire.
Un homme aux prises avec un dysfonctionnement érectile a intérêt à ne pas trop s'inquiéter puisque l'anxiété de performance (la crainte "de ne pas pouvoir") peut court-circuiter le mécanisme de l'érection et lui enlever tous ses moyens. Essayez de prendre la chose avec philosophie et profitez-en pour développer votre sensualité. Le reste a bien des chances de revenir plus facilement. Il faut également savoir que, pour la partenaire, les trouble érectiles de son conjoint n'ont pas toujours un effet catastrophique. Beaucoup de femmes vont confier au médecin que leur conjoint est devenu un meilleur amant depuis qu'il ne peut plus les pénétrer parce qu'il explore d'autres facettes de la sexualité.
Jump up ^ Reepmeyer JC, Woodruff JT (2007). "Use of liquid chromatography-mass spectrometry and a chemical cleavage reaction for the structure elucidation of a new sildenafil analogue detected as an adulterant in an herbal dietary supplement". Journal of Pharmaceutical and Biomedical Analysis. 44 (4): 887–93. doi:10.1016/j.jpba.2007.04.011. PMID 17532168.
Bien que le petit verre au 5 à 7 ne fasse pas de tort, il en est tout autrement lorsque vous dépassez une certaine limite de consommation. Lorsque vous avez trop bu, le cerveau a de la difficulté à envoyer les messages d'excitation au corps. C'est pourquoi que le verre de trop entraîne souvent des problèmes d’érection chez l’homme et une diminution de la lubrification chez la femme.

Il est gênant d’inscrire les développements récents autour de l’impuissance dans le cadre d’un processus continu qui prend sa source au XIXe siècle. De manière générale, on n’observe pas une continuité du processus puisque des domaines de la sexualité autrefois médicalisés ne le sont plus. L’exemple le plus frappant est celui de l’onanisme qui, à la fin du XIXe siècle, était considéré comme une maladie très sérieuse, soignée par des médecins qui mobilisaient des théories médicales très étayées [75][75] THOMAS LAQUEUR, Le sexe en solitaire. Contribution.... Surtout, le cas de l’impuissance permet d’apprécier les ruptures qui se sont opérées dans la constitution du savoir sur le sexe entre le XIXe siècle et la période contemporaine. L’histoire de la connaissance et de la prise en charge de l’impuissance que nous avons décrite marque trois ruptures fondamentales : la médecine du sexe n’est plus détachée de la médecine générale du corps; le sexe de l’homme devient sujet de connaissance; les troubles sexuels ne sont plus associés à l’ensemble des troubles organiques. Au XIXe siècle, la médecine du sexe est en décalage par rapport à la médecine de la reproduction, ce qui ne laisse pas d’étonner M. Foucault, qui évoque sa « faible teneur en rationalité élémentaire » car « le discours savant qui fut tenu sur le sexe au XIXe siècle a été traversé de crédulités sans âge mais aussi d’aveuglements systématiques », qui aboutissent à des « discours aberrants » [76][76] M. FOUCAULT, Histoire de la sexualité..., op. cit.,.... Le savoir de la médecine sur le sexe occupe alors une place à part dans l’ordre de la connaissance, ce qui n’est plus le cas aujourd’hui. Par ailleurs, ce qui intéresse cette médecine du XIXe siècle, c’est la physiologie sexuelle propre aux femmes. C’est le corps de la femme qui « a été analysé – qualifié et disqualifié – comme corps intégralement saturé de sexualité » [77][77] Ibid., pp. 154 et 137.. La prise en compte de l’impuissance par la médecine fait revenir le corps de l’homme comme objet de recherche [78][78] Ce point est noté par N. BAJOS et M. BOZON, La sexualité...,.... Les andrologues ont d’ailleurs un temps cru qu’ils auraient par là l’occasion de se développer comme spécialité médicale à l’égal de la gynécologie, ce qui ne s’est cependant pas réalisé. Enfin, ce qui caractérise cette médecine du sexe, c’est qu’il « n’est guère de maladie ou de trouble physique auquel le XIXe siècle n’ait imaginé une part au moins d’étiologie sexuelle » (p. 88). La médecine du sexe tendait à lier une cause sexuelle à n’importe quel trouble; la médecine du XXIe siècle semble évacuer la sexualité pour la prise en charge des troubles sexuels, avec le concept de dysfonction érectile.
Les facteurs psychologiques sont plus fréquemment diagnostiqués par les médecins et sexologues et même si dans certains cas le patient semble manifester des symptômes organiques connus, il s’avère souvent que son impuissance est causée par des facteurs psychologiques et que les facteurs organiques qu’il présente restent encore d’une influence minime.
Ce genre de questions aidera à mieux cerner le trouble sexuel, à distinguer s’il s’agit d’une dysfonction érectile passagère ou sévère, si c’est les antécédents sont d’origine physiques ou psychologiques, si ça nécessite une consultation ou si c’est un état d’âme qui joue un de ses tours... Mais, quel que soit le diagnostic qu’on fait, il faut prendre la situation en main, et demander de l’aide.
La papavérine constitue un nouveau stimulus pour intéresser la médecine à l’impuissance. Des chercheurs commencent à étudier la physiologie de l’érection. Une recherche sur Pubmed, base de données en médecine, indique qu’avant 1980 n’ont été publiés que quatre articles sur la physiologie de l’érection, entre 1980 et 2003 leur nombre est de 3 044. Mais l’exploration de la physiologie de l’impuissance va être portée par de nouveaux acteurs, les urologues.

Les sentiments de l’échec, la crainte ou la tristesse entrainent des pannes sexuelles au lit, entres autres la dysfonction érectile. D’après des études récentes, les troubles d’impuissance érectile impliquent des facteurs d’origine psychologique, d’où l’homme doit en parler avec la partenaire afin de réduire les tensions et le stress pendant la performance.


Comme nous l'avons déjà vu, une DE peut survenir au décours d'un traitement médicamenteux, mais pouvoir affirmer de manière certaine que des médicaments seraient responsables de la survenue d'une DE est souvent difficile. Certains médicaments incriminés servent déjà eux-mêmes à traiter des pathologies favorisant l'apparition d'une DE : antidépresseurs, psychotropes, antihypertenseurs, hypoglycémiants, vasodilatateurs, antihistaminiques H2, statines et fibrates par exemple.
Cette découverte exerce des effets majeurs sur les théories relatives au mécanisme causal de l’impuissance. Jusqu’à la découverte de l’action de la papavérine, vers 1982, l’impuissance était essentiellement pensée comme psychogène, en tout cas dans 90 % des cas. L’effet quasi-systématique de la papavérine injectée pour l’obtention d’une érection bouscule ces conceptions parce qu’elle prend le contre-pied de la théorie de W. Masters et V. Johnson. La découverte de la papavérine induit l’idée que l’impuissance aurait dans la plupart des cas une cause organique, principalement vasculaire [29][29] ALAIN JARDIN, « Facilitateurs, inducteurs de l’érection....... La papavérine agit sur tous les problèmes d’impuissance [30][30] Sauf lorsque les fonctions artérielles et veino-occlusives..., c’est-à-dire qu’elle provoque une érection chez des patients dont l’origine du problème est aussi bien vasculaire que neurologique, mais également chez ceux dont on pensait qu’elle était psychologique [31][31] D. MOHR et L. BUTLER, « Erectile dysfunction : A review.... L’action de la papavérine n’entre pas forcément en contradiction avec la théorie de la sexologie. Mais dans les faits, pour les acteurs, l’effet de cette substance ébranle la conception psychogène, parce que celle-ci va de pair avec des traitements psycho-sexologiques dont l’efficacité est remise en cause. Cette conception exclusivement organique sera cependant remplacée dans les années 1990 par l’idée d’une impuissance d’origine « mixte », traduisant l’impossibilité dans de nombreux cas d’identifier un facteur organique. La distinction entre causes organiques et causes psychologiques devient l’objet de débats importants, concernant la pertinence même de cette distinction [32][32] J. LO PICCOLO, « Diagnosis and treatment of male sexual.... Il est considéré que l’impuissance a de toute façon toujours des répercussions sur le psychisme, qui pourraient renforcer et maintenir le trouble, même quand la cause organique a disparu. En une dizaine d’années (de 1980 à 1990), on passe donc de l’idée que l’impuissance est causée en majorité par des facteurs psychologiques, puis par des facteurs organiques, à l’idée qu’elle a toujours des conséquences psychologiques.
En 1980, tout s'accélère avec l'extraordinaire découverte faite par un chirurgien vasculaire, Ronald Virag. Voici l'histoire. Il tentait de soigner un "solide Normand" de 48 ans qui faisait flanelle depuis cinq ans. Tabagique, un taux de cholestérol élevé, peu de sang arrivait dans son membre. Le médecin lui pratique un pontage entre une petite artère abdominale et sa verge, espérant en augmenter le débit sanguin. Mais comme l'artère se contracte, il injecte de la papavérine, un alcaloïde extrait de l'opium, pour dilater les vaisseaux. Aussitôt l'homme entre en érection. Inquiet, Virag ralentit le débit du sang, mais le sexe de son patient reste dressé. Plus de deux heures. Que se passe-t-il ? Laissons Ronald Virag, qui exerce toujours à Paris et a publié depuis un ample ouvrage grand public sur la physiologie du "truc" (Le Sexe de l'homme, Livre de Poche), raconter la suite : "Je me suis demandé si ce n'était pas le produit lui-même qui déclenchait une érection réflexe, et non le sang. Je décidais de m'injecter de la papavérine dans la verge à l'aide d'une fine aiguille, pour vérifier. J'ai connu aussitôt une forte érection. La papavérine agit directement sur le pénis."

SIGMUND FREUD, La vie sexuelle, Paris, PUF, 1912. Les psychanalystes expliquent la genèse de l’impuissance par l’influence de fortes fixations infantiles, elle est rangée parmi les « névroses à manifestations génitales » (voir THOMAS FERENCZI, « Interprétation et traitements psychanalytiques de l’impuissance psycho-sexuelle chez l’homme », Revue française de psychanalyse, 4,2,1908, pp. 230-244).
Au total, la stratégie thérapeutique dans la DE est très pragmatique. L’affirmation du diagnostic et l’absence de contre indications font prescrire dans un premier temps un IPDE5. Cette prescription doit impérativement être accompagnée d’instructions précises quant à l’utilisation du traitement. Il est également fondamental de revoir rapidement le patient après quelques essais. Le soutien psychologique, les encouragements ainsi que l’écoute sont autant d’éléments qui, associés à l’aide pharmacologique, aideront le patient dans sa récupération d’une sexualité plus satisfaisante. Ce suivi et ce soutien sont des facteurs clef de succès d’un traitement pharmacologique bien conduit. En cas d’échecs ou de rares contre-indications, les traitements locaux pharmacologiques ou non permettent de traiter la grande majorité des patients. Une des causes d’échecs des traitements oraux est l’existence de conjugopathie ou de problèmes psychologiques qui doivent faire associer à l’aide pharmacologique une prise en charge psychosexologique adaptée.

SIGMUND FREUD, La vie sexuelle, Paris, PUF, 1912. Les psychanalystes expliquent la genèse de l’impuissance par l’influence de fortes fixations infantiles, elle est rangée parmi les « névroses à manifestations génitales » (voir THOMAS FERENCZI, « Interprétation et traitements psychanalytiques de l’impuissance psycho-sexuelle chez l’homme », Revue française de psychanalyse, 4,2,1908, pp. 230-244).
Les causes psychosociales doivent également être prises en charge lorsque cela s’avère possible : conflits dans le couple, problèmes relationnels et autres problèmes psychologiques. L’approche psychosexologique a fait progresser le diagnostic, la compréhension et in fine la connaissance du symptôme DE. Cependant, la prise en charge psychosexologique isolée de la DE n’a pas fait la preuve de son efficacité dans des essais contrôlés regroupant un effectif important de patients. De nombreuses techniques et approches psychosexologiques ont été proposées pour la DE. Elles font intervenir en particulier la désensibilisation sensate focus, la thérapie de couple, la thérapie comportementale, l’éducation sexuelle (cf. Sexologie). La prise en charge psychosexologique poursuit les buts suivants : réduire ou abolir l’anxiété de performance, comprendre le contexte de la sexualité du patient ou du couple, mettre en œuvre un apprentissage et un changement des scénarii sexuels, identifier les résistances et identifier et diminuer les résistances à l’arrêt prématuré de l’aide pharmacologique .
• Dans le Dictionnaire érotique du linguiste Pierre Guiraud (préfacé par Alain Rey, Payot, 2006), on trouve de savoureuses expressions littéraires, populaires et argotiques pour dire l'impuissance : "mourir au cul de la princesse" , "s'endormir sur le rôti", "rester en affront", "attraper les mouches", "lever le siège", "faire flanelle", "faire Charlemagne", "rester court", "remettre son bonnet", "perdre haleine", "manquer de voix", "être froid de l'article", "mettre les chaussettes à la fenêtre", "marquer six heures", "tricoter", "avoir le pousse-mou", "… l'oreille basse…", " ...la limace…", "la mort dans le dos".
Leur utilisation peut se faire sur du court terme (quelques semaines) pour un souci transitoire, jusqu’au retour d’une confiance en soi et notamment pour les hommes restés longtemps seuls et sans relations qui ont besoin d’être en confiance lors de la rencontre d’une nouvelle partenaire (prise en charge médicamenteuse pour un problème psychologique).
Dans la majorité des cas, la dysfonction érectile cause surtout des complications d’ordre psychologique chez l’homme et/ou chez sa partenaire, comme une faible estime de soi. L’homme ne se sent plus « viril », la femme ne se sent plus « désirée »… Et il peut souvent arriver que la situation crée de réelles complications et incompréhensions dans la vie conjugale, pouvant mener à la rupture.
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