Le médecin va tenter de retracer la vie sexuelle et médicale de son patient souffrant d’impuissance pour déterminer si les causes sont physiologiques, psychologiques ou mêlent les deux aspects. Il effectuera aussi des auscultations et des examens, notamment grâce à un doppler qui va mesurer la circulation sanguine dans le pénis. Son objectif sera de vérifier que tous les éléments (organes génitaux, nerfs, vaisseaux sanguins, tissus péniens) qui entrent en jeu dans une érection sont en bon état de marche. Une fois le diagnostic posé, il pourra proposer un traitement adéquat.
La commande centrale de l’érection qui fait intervenir des groupes de neurones cérébraux, des centres spinaux, des voies nerveuses cérébrospinales ainsi que des neuromédiateurs au sein du système nerveux central comprenant la sérotonine, la dopamine, la noradrénaline peut être altérée dans plusieurs circonstances. La iatrogénie médicamenteuse (cf. Iatrogénie médicamenteuse en médecine sexuelle) recouvre des situations où des mécanismes d’action de substances pharmacologiques interfèrent avec la commande neurochimique cérébrale et spinale de l’érection et/ou avec les mécanismes d’intégration cérébrale des stimulations sexuelles aboutissant à un défaut de survenue des mécanismes locaux conduisant à l’érection. Il s’agit essentiellement des inhibiteurs sélectifs de recapture de la sérotonine, des neuroleptiques qui interagissent avec la neurotransmission dopaminergique cérébrale, des agonistes de la LH-RH et des antiandrogènes qui inhibent la modulation cérébrale de la réponse érectile. Les lésions de la moelle épinière, le plus souvent traumatiques, mais également présentes dans la sclérose en plaques ou certaines affections spinales plus rares, du fait de l’existence des lésions des corps cellulaires de neurones et/ou de leurs axones sont très fréquemment responsables de DE plus ou moins sévère. C’est plus rarement le cas lors de lésions cérébrales, dans ce cas il s’agit essentiellement de séquelles d’accidents vasculaires cérébraux ou de traumatisme crâniens graves.
Si vous souffrez d’impuissance sexuelle ou de trouble érectile, alors le Spedra pourrait être votre nouvel allié. Agrémenté par la Commission Européenne en 2013 pour pouvoir être distribué dans tous les pays de l’Union Européenne, le médicament Spedra présente de nouvelles solutions contre l’impuissance. Du fait de sa relative nouveauté (certes, en date de 2017, cela fait déjà 4 ans), le Spedra est bien moins connu que le Viagra par exemple, mais ses résultats restent prometteurs.
La dysfonction érectile n'apparait pas façon forcément systématique. Elle peut en effet se manifester de façon ciblée, avec une partenaire bien précise alors qu'avec d'autres, cela ne sera pas le cas. Autres causes personnelles : parmi les causes psychologiques liées à la dysfonction érectile, on trouvera des choses aussi variées que la peur des femmes, la rivalité avec les autres hommes, ou un dégoût général pour la sexualité.
A. RUBIN et D. J. BABBOTT, « Impotence and diabetes mellitus », American Medical Association, 4,168 (5), 1959, pp. 498-500; H. F. WEBER, « Potency disorders in the male on a neurovegetative basis », Zeitschrift für urologie, 52,5,1959, pp. 328-334; C. A. JOEL, « So-called hypo- or hypertensive impotence in men and its treatment », Schweizerische medizinische Wochenschrift, 19,91,1961, pp. 972-974; R. SHEER, « Impotence as a symptom of arterial vascular disorders in the pelvic region », Münchener medizinische Wochenschrift, 2,102,1960, pp. 1713-1715.
En cas de traitement antihypertenseur, les deux classes le plus souvent incriminées sont les bêtabloquants non sélectifs et les diurétiques thiazidiques. Si le patient est coronarien ou diabétique, il faut toujours demander un avis cardiologique avant toute modification du traitement. Au cours du syndrome dépressif, un traitement antidépresseur sérotoninergique (IRS ou IRSNA) peut être à l’origine d’une dysfonction érectile, sachant que le trouble dépressif lui-même peut aussi provoquer ce trouble. D’autres médicaments peuvent être à l'origine d’une dysfonction érectile : neuroleptiques, autres antihypertenseurs (antialdostérone), inhibiteurs de la 5-α réductase et antiandrogènes.
La dose recommandée est de 50 mg à prendre une heure avant l’activité sexuelle. Le sildénafil peut induire une érection 4h à 5h après l'administration. En fonction de l’efficacité et de la tolérance la dose peut être réduite à 25 mg ou augmentée à 100 mg. La dose maximale autorisée est de 100 mg à prendre une fois par jour au maximum. Ce médicament peut être pris en dehors ou au moment du repas. La prise d'un repas riche en graisse peut retarder le délai d'action.
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